Voyage aux quatre coins de la Provence - Etape n°1 : Salon-de-Provence

Voyage aux quatre coins de la Provence - Etape n°1 : Salon-de-Provence

Forte de plus de 2000 ans d’histoire, la ville de Salon-de-Provence regorge de lieux emblématiques à visiter et à voir absolument. C'est la première étape de notre voyage aux quatre coins de la Provence.

Fondation de Salon-de-Provence

La première trace de Salon-de-Provence remonte à un acte de 871, qui mentionne une "Villa Sallonne", un domaine d’exploitation agricole de l’époque carolingienne, appartenant à l’abbaye Saint-Sauveur de Marseille.

Vers le Xème siècle, les Archevèques d'Arles bâtissent une position fortifiée sur le rocher du Puech : il s'agit du Château de l'Empéri.


Au XIIème siècle, éleveurs et commerçants installés au pied du château se protègent en édifiant des remparts. Des monuments dont la Tour du Bourg Neuf, la Tour de l'Horloge ou encore la Tour Galagaspe sont bâtis. L'Eglise Saint-Michel et la Collégiale Saint-Laurent illustrent quant à elles les architectures romanes et gothiques qui se sont succédé.


Nostradamus

Figure emblématique de la Renaissance, médecin, savant et astrologue, il s'installe à 44 ans à Salon-de-Provence, dans une petite rue du centre historique qui porte aujourd’hui son nom, et y vivra jusqu'à sa mort le 2 juillet 1566.

A cette période il commence à publier des almanachs mêlant diverses prévisions et conseils en se basant sur les astres. C’est en 1555 qu’il publiera ses « prophéties », œuvre composée en plus de 30 ans et à laquelle il doit son immense succès posthume.

Vous pouvez aujourd'hui visiter sa maison, abritant un musée qui lui est spécialement dédié : "La Maison de Nostradamus".


Le savon de Marseille

Dès le XVIIIe siècle, Salon-de-Provence se lance, après Marseille, dans la fabrication du savon de Marseille. La région provençale disposant, grâce à sa culture de l'olivier et à la soude des plaines de Camargue, de toutes les ressources nécessaires à sa confection, les savonniers de Salon n'ont pas vraiment de difficultés pour s'approvisionner. Salon se spécialise donc à son tour dans la production du savon de Marseille, en suivant les règles codifiées par l'édit de Colbert depuis 1688 - qui sont d'ailleurs toujours suivies par les savonneries fabriquant du véritable savon de Marseille.

La fabrication de savon à Salon s'intensifie encore en 1873 avec l’arrivée du chemin de fer dans la ville. Cela permet à Salon de devenir l'un des principaux centres régionaux pour le négoce des huiles et du savon. De plus, négociants en huile et savonniers investissent à proximité de la gare, où ils construisent villas et fabriques imposantes, qui illustrent le développement de cette bourgeoisie du savon. Les négociants prennent aussi part au développement culturel de la ville au quotidien.

Malheureusement, la première guerre mondiale, la crise de 1929 et, plus tard, l’arrivée des lessives en poudre, signent la fin de cet essor. Salon-de-Provence conserve toutefois un patrimoine architectural unique toujours visible aujourd’hui. La savonnerie Marius Fabre, toujours en activité, et le quartier des savonniers sont toujours présents pour témoigner de cette époque florissante autour de l'huile d'olive et du savon.

Quant au Musée du Savon de Marseille, il retrace l’histoire passionnante du savon en Provence, dont la savonnerie Marius Fabre a conservé les plus précieux témoins : tampons en buis gravé, premières mouleuses à savon, planches à laver...


Horaires du musée :

En été (du 1er avril au 30 septembre) : visites libres et gratuites, du lundi au samedi de 9h30 à 12h et de 14h à 18h30.

Pour les groupes (jusqu’à 25 personnes) : 15€, sur réservation.

Pour plus de renseignements, rendez-vous sur le site du Musée du Savon de Marseille.

Enfin, pour découvrir plus en détail la ville, visitez le site de l'Office de Tourisme de Salon-de-Provence.